ecrire un livre

Écrire un livre, c’est bien plus qu’aligner des mots sur une page.

C’est un voyage personnel, une aventure où chaque phrase vous rapproche un peu plus de votre rêve.

Vous souvenez-vous de la première fois que l’idée d’écrire un roman a germé dans votre esprit ?

Cette étincelle d’excitation, cette sensation que vous aviez quelque chose d’unique à partager avec le monde.

Mais rapidement, la réalité s’installe : par où commencer, comment continuer, et surtout, comment ne pas abandonner ?

C’est normal de se sentir submergé.

Mais imaginez-vous tenir enfin ce livre entre vos mains, ce livre que vous avez créé de toutes pièces.

Imaginez la fierté et la satisfaction de voir vos personnages prendre vie et votre histoire captiver les lecteurs.

C’est cette émotion, ce sentiment d’accomplissement, qui doit être votre guide et votre motivation.

Écrire un livre est une aventure complexe, mais ô combien gratifiante, et chaque pas que vous ferez sur ce chemin vous rapprochera de votre but.

Allons explorer ensemble des techniques qui rendront ce voyage plus fluide et plus agréable.

Ensemble, nous allons transformer cette ambition en réalité.

1 – Ecrire un livre en commençant par la fin:

En commençant l’écriture de votre livre par sa fin, vous augmentez vos chances que le résultat final soit à la hauteur de vos espérances.

Parce qu’en sachant vers quoi vous dirigez votre récit dès le début, vous pouvez amener logiquement l’intrigue à ce point final.

Et le rendre d’autant plus impactant !

Mais ce n’est pas le seul avantage :

Savoir où vous allez vous aidera lorsque vous serez victime de blocages.

Lorsque vous vous retrouverez à un passage de votre roman où vous avez tellement de possibilités que vous ne savez pas laquelle choisir… Vous n’aurez qu’à choisir celle qui vous rapproche de votre destination finale.

2 – Se concentrer sur un seul projet d’écriture:

Avoir les premières idées de son roman, c’est enivrant.

Commencer à créer quelques personnages, écrire les passages les plus marquants, c’est enthousiasmant.

Mais à un moment, la difficulté surgit.

C’est inévitable.

On n’écrit pas son livre de A à Z avec le même entrain qu’au début.

Et c’est souvent dans ces baisses de rythme ou de motivation qu’on est tenté de stopper ou de mettre en pause le projet… Pour en commencer un nouveau.

C’est l’appel de la facilité.

Mais le pire, c’est qu’on ne s’en rend pas forcément compte.

On se persuade que l’histoire qu’on a débuté n’est pas si bonne et que la nouvelle idée est bien meilleure.

Sauf que c’est un piège que nous joue notre cerveau, lui qui veut fournir le moins d’effort possible :

Et nous pousse donc à retrouver ces moments enivrants du début de projet, même si cela signifie tout recommencer à zéro.

Dites-vous bien qu’une idée, ce n’est qu’une partie infime du projet.

Ce qui compte réellement c’est ce que vous en faites derrière, comment vous la développez.

Et si vous en changez régulièrement, vous n’irez jamais au bout de l’une d’entre-elles.

Note : Certains écrivains planchent sur plusieurs projets à la fois. Ce n’est donc pas infaisable. Mais pour la raison que je viens de vous expliciter, commencez par un projet. Pour débuter, c’est moins risqué.

3 – Ecrire son livre sans se juger:

Trouver les mots et les phrases justes pour exprimer ce que l’on a dans la tête demande un effort et une concentration intense.

Si, en plus de ça, vous vous arrêtez toutes les deux lignes pour corriger une faute ou améliorer une tournure, vous en demandez trop à vous-même.

Et en vérité, vous serez moins efficace.

Oui, si vous ne vous souciez pas des erreurs, vous aurez un travail de correction après coup.

Mais quoi qu’il arrive, vous aurez un travail de correction à faire.

Alors laissez cet aspect de votre roman de côté et consacrez 100% de vos capacité à simplement écrire sans vous juger.

4 – Se relire et se corriger après une pause:

Oui, ce point découle directement du précédent.

En écrivant, vous laissez passer les fautes pour vous concentrer sur l’acte d’écrire, il est donc primordial de consacrer une partie de son temps à la correction.

Mais il y a plusieurs règles à respecter :

  • Laisser reposer son texte avant de le corriger.
  • Planifier les séances de corrections/réécritures.

Faire une pause avant de retravailler son texte permet d’en être un peu plus distant.

Vous ne pourrez jamais être complètement objectif puisque c’est vous qui l’avez écrit.

Mais vous en serez un peu plus détaché.

Et pourrez donc mieux remarquer les détails qui ne sont compréhensibles que par vous.

Planifier les corrections vous évitera encore une fois de choisir le chemin le plus facile, au détriment du plus efficace :

Lorsqu’écrire devient difficile, on peut rapidement se retrouver à réécrire 10 fois le même texte, en dénichant chaque fois de nouvelles erreurs.

Et au final, on sacrifie son temps d’écriture pour de la correction… Et on n’avance plus.

5 – Identifiez la priorité de votre projet:

Qu’est-ce que vous voulez transmettre à vos lecteurs ?

Qu’est-ce qui importe le plus pour vous dans votre livre ?

Transmettre votre point de vue sur un aspect de notre monde ?

Faire ressentir les émotions de vos personnages ?

Surprendre les lecteurs avec vos intrigues ?

Réfléchissez-y sérieusement.

Et faites-en votre priorité.

Attention : je ne vous dis pas de négliger le reste.

Mais de garder en tête le but que vous vous fixez au travers de votre roman.

C’est cet accent sur ce que vous voulez faire qui différenciera vos écrits de la masse déjà existante.

6 – Déclencher l’inspiration plutôt que l’attendre:

On se dit souvent que pour écrire, il faut de l’inspiration.

Eh bien c’est faux.

Oui, vous pouvez choisir d’attendre que l’inspiration vous tombe dessus pour vous mettre à écrire.

Mais dans ce cas, vous livrez votre projet au hasard.

Parce que l’inspiration est capricieuse et n’apparaît d’elle-même que rarement, ou dans des moments inadéquats.

Pour remédier à ce problème, laissez-moi vous offrir cette phrase cruciale :

C’est en écrivant que l’inspiration apparaît.

Oui, c’est en se forçant à écrire quelques minutes, malgré l’absence totale d’inspiration que celle-ci finit par surgir.

C’est comme ces moteurs qui ont besoin d’un temps de chauffe avant de fonctionner.

Il faut fournir un travail dur et inefficace pour « rentrer dans le bain » et enfin réussir à aligner des mots.

7 – Ecrivez un récit et non une histoire:

La différence peut paraître subtile.

Pourtant, elle vous permet de vous aiguiller pour ne pas vous éparpiller lors de la rédaction de votre livre.

Une histoire, c’est un ensemble d’événements, de lieux et de personnages liés entre eux.

Un récit, c’est une manière de raconter une histoire.

L’histoire vous l’inventez dans votre tête.

Le récit vous l’écrivez dans votre roman pour le transmettre aux lecteurs.

Une histoire comporte donc un tas et un tas d’éléments.

Un récit ne les reprend pas tous.

Un récit se concentre sur ceux qui ont de l’importance pour la manière dont vous racontez cette histoire.

L’histoire est objective, le récit vous permet de lui donner une orientation différente, un angle à part, de détailler un point de vue.

Le vôtre.

8 – Axez votre histoire autour d’au moins un conflit:

Raconter l’histoire du petit chaperon rouge en retirant le loup.

Oui, il n’y a plus d’histoire.

Parce que tout se passe bien.

Supprimez le chaperon rouge et l’histoire n’a plus de sens, mais elle existe encore :

C’est celle d’une grand-mère qui se fait manger par un loup puis sauver par un chasseur.

Dans votre livre, il y aura plusieurs conflits, à différents niveaux.

Peut-être un conflit amoureux entre trois personnages.

Un conflit lié à l’autorité au sein d’une famille.

Et un conflit entre deux gangs rivaux.

Ce sont ces conflits et leurs résolutions qui font l’intérêt d’une histoire.

Et qui captivent les lecteurs.

Pour vous assurer un intérêt continu, axez votre histoire autour d’au moins un conflit majeur.

Une guerre entre deux pays.

Un combat contre la maladie.

Une lutte pour exposer la vérité sur une sombre affaire…

Ce que vous voulez.

Mais n’oubliez jamais le conflit.

9 – Ecrire un livre : la technique du binôme:

Le concept ?

Vous écrivez votre roman, de votre côté, seul.

Et à intervalles réguliers, toutes les semaines, deux semaines ou tous les mois :

Vous faites le point avec un autre écrivain de votre connaissance, qui travaille sur son propre projet.

Vous vous fixez des objectifs ensemble.

Vous discutez de vos progrès.

Et des difficultés que vous avez.

Ainsi, si vous n’écrivez pas autant que vous auriez dû, ce n’est pas simplement vous-même que vous allez décevoir, c’est cet ami.

Cette peur de décevoir devient donc une nouvelle source de motivation pour écrire.

Et en plus, vous partagez vos connaissances avec quelqu’un, vous vous aidez mutuellement, bref, vous progressez plus vite.

Note : Une variante consiste à faire ce même travail de débriefe avec un proche qui n’écrit pas (on ne connaît pas tous quelqu’un). C’est moins efficace, mais ça pousse tout de même à tenir ses engagements.

10 – Développez vos idées avec les « si »:

Avoir une idée, c’est bien.

Mais ce n’est que la première étape.

On ne balance pas une idée brute comme ça dans un roman.

Il faut la travailler, la tester, la modifier pour qu’elle convienne au récit.

Et je parle là d’à peu près toute idée que vous avez.

La technique des « si » vous permet d’ouvrir tout de suite un large éventail de ce que recèle l’idée afin de voir ce qui serait le mieux adapté à votre cas.

Un exemple :

J’écris un récit sur un explorateur qui veut faire fortune en découvrant de nouvelles routes maritimes vers l’orient.

Et si mon personnage, au lieu de rejoindre l’Asie en partant à l’Ouest tombait sur un nouveau continent : l’Amérique.

Mhh, ça ressemble trop à l’histoire de Christophe Colomb.

Mais, et si je décidais d’écrire mon récit dans un pan de l’Histoire qui ne nous ai pas connu ?

Pas en prétendant qu’il s’agit de faits historiques, mais en imaginant un récit qui expliquerai certains trous de l’Histoire.

Et si en partant de cet explorateur inconnu, fictif, j’écrivais l’histoire à la base des anciennes légendes d’Amérique ?

Et si, finalement, mon personnage n’existait pas à l’époque des grands explorateurs, mais bien bien avant ?

Que ses découvertes soient à l’origine de certains peuples américains que l’on redécouvrit bien des siècles plus tard.

Bref, vous voyez l’idée.

Le cheminement ici permet de préciser l’idée.

Le résultat pourra être bon à utiliser dans un roman… Ou on pourra décider que ce n’est pas pertinent.

Dans ce cas, on peut reprendre du début.

Un explorateur concurrent de Christophe Colomb ?

Son ennemi juré avec qui il bataille pour faire la plus grande découverte ?

Mais alors pourquoi n’en a-t-on jamais entendu parler ?

Les possibilités sont infinies et cette technique permet de faire de vos idées brutes des idées abouties.

11 – Ecrire un livre en marchant:

Non, je ne me moque pas de vous.

Et non, je ne vous dis pas de vous promener avec votre ordi ou une feuille de papier et de littéralement coucher les mots en marchant.

L’idée c’est plutôt de vous débloquer de vos petits blocages lorsque vous en avez.

Parfois, on se donne tant qu’on arrive plus à trier ses idées.

On est assis, concentré, et on y arrive plus.

C’est là que marcher aide à écrire un livre.

Dans ces moments, sortir permet déjà de se détendre.

Et surtout, la marche va occuper votre corps sans accaparer l’attention de votre esprit.

L’imagination se développe alors mieux.

Certaines nouvelles idées vous viennent.

Il reste encore à les travailler, et à les traduire sous forme de mots.

Mais le blocage peut être dépassé ainsi.

Et ces nouvelles idées donnent un petit booste de motivation qui est toujours bienvenu.

Remarque : On peut ajouter de la musique à sa marche pour se plonger un maximum dans sa bulle. Mais attention, pour certains, la musique sera plus une distraction qu’autre chose.

12 – Ecrire régulièrement et souvent:

Si je vous dis qu’il faut passer du temps à écrire pour écrire son livre, vous me direz que je ne vous apprends rien, n’est-ce pas ?

Maintenant si je vous demande combien de temps vous écrivez chaque semaine (pas le temps que vous consacrez à votre roman, mais uniquement les phases d’écriture)…

Puis de comparer ce temps avec celui nécessaire à l’apprentissage de toute autre aptitude comme une activité sportive, de la musique ou du dessin…

Pensez-vous que vous écrivez suffisamment ?

Vous pourriez me dire qu’on peut devenir bon dans un sport en en faisant qu’une heure par semaine.

Oui, sauf que vous ne voulez pas juste être capable d’écrire des phrases, vous voulez que ces phrases puissent former des paragraphes, et eux-mêmes des chapitres qui ensemble forment une histoire complète, concrète et cohérente.

Si vous écrivez peu, vous progresserez peu.

Au contraire, écrire régulièrement et dès que vous en avez le temps, permettra à votre cerveau de se former à cette tâche comme un bras qui répète inlassablement un geste jusqu’à être capable de l’effectuer à la perfection.

Alors écrivez. Ecrivez. Ecrivez.

13 – Faites-vous lire et relire :

Bon déjà, se faire relire pour éliminer un maximum de fautes.

Mais plus important encore, se faire lire pour obtenir des avis.

En passant tant de temps sur votre roman, vous allez avoir du mal à vous en détacher pour porter un jugement dessus.

Alors choisissez une ou plusieurs personnes et faites-leur lire votre texte.

Attention toutefois à bien choisir à qui vous le faites lire.

Si vous faites lire votre polar sombre à votre maman qui n’aime que les romans à l’eau de rose… Ou l’inverse :

Elle risque de ne pas bien répondre à vos attentes étant donné qu’elle n’est pas ciblée par cette histoire.

Dans tous les cas si vous voulez écrire un livre convaincant, gardez ces deux conseils en tête :

1. Soyez ouvert aux critiques.

2. Restez maître de votre projet.

Il ne sert à rien de faire lire son texte si l’on n’est pas prêt à écouter les critiques.

Ce sont elles qui font avancer.

Et bien souvent si une critique est là, c’est que quelque chose se cache derrière.

Creusez pour découvrir de quoi il s’agit.

Si c’est un élément dont vous pouvez vous passer, réfléchissez à le supprimer, mais…

Rester maître de votre projet signifie qu’il ne faut pas aveuglément laisser les critiques remodeler votre récit.

En définitive, les critiques vous permettent de vous aiguiller.

Mais seul vous décidez de la marche à suivre.

14 – Ecrire un livre grâce aux notes :

Un nombre d’idées impressionnant nous passe par la tête tous les jours.

Beaucoup de ces idées ne serviront jamais à rien.

Mais beaucoup d’autres seront de petites graines qui deviendront de véritables piliers de votre roman.

La première chose à faire est donc de prendre l’habitude d’analyser tout ce que vous vivez, voyez, entendez, pensez, et de faire le lien avec votre projet.

Je vous parle aussi bien d’un film qui vous inspire qu’une discussion que vous entendez dans la rue ou un monument que vous verriez bien en décor de votre histoire.

Et dès qu’une idée vous vient…

Notez-la !

Que ce soit sur votre téléphone, une feuille volante ou dans un carnet.

Ayez toujours quelque chose sur vous pour noter et ne vous dites jamais que vous vous en souviendrez.

Certes, vous pouvez vous en souvenir.

Mais les fois où vous oublierez, vous perdrez une idée qui aurait pu être précieuse.

15 – Pour écrire un livre… Il faut en lire :

Plus vous lirez, plus vous aurez de facilité à écrire différentes tournures de phrases, même si bien sûr la lecture ne remplace pas l’acte régulier d’écrire.

Mais plus important encore, lire vous permet d’intégrer certaines règles, certaines techniques d’écriture sans forcément en avoir conscience.

Lire beaucoup de livres à suspens permet de comprendre inconsciemment les mécanismes qui régissent le suspens… Et donc de le réutiliser dans ses textes, également inconsciemment.

Dans l’optique d’augmenter votre potentiel créatif, il est bon de lire un peu de tout.

Et non uniquement des romans dans la même veine que le vôtre.

16 – Ecrire un livre en ne restant pas sur ses acquis :

Quand est-ce que l’on cesse d’apprendre ?

Lorsqu’on croit qu’on n’a plus rien à apprendre.

Le secret pour progresser, c’est donc de toujours se dire « je peux faire mieux ».

Pas dans le sens où ce qui a été fait avant n’est pas assez bon.

Mais plutôt que peu importe à quel point vous étiez bons, vous pouvez l’être encore plus.

C’est vrai lorsque vous êtes expérimentés et que vous maîtrisez déjà votre sujet.

Alors c’est encore plus vrai si vous débutez.

Que vous soyez complètement perdu ou que vous connaissiez déjà les bases.

Apprendre ne doit pas simplement être un tremplin pour commencer.

Ce doit être une habitude qui vous suit tout au long de votre progression.

Alors continuez à lire des articles de blog comme celui-ci.

Ouvrez des livres.

Profitez de mon ebook gratuit.

Et pour aller plus loin, découvrez mes formations premium.

Mais attention !

Tout apprentissage a pour but d’être appliqué derrière.

Ne passez pas votre temps à apprendre la théorie sans jamais l’appliquer donc sans jamais produire l’acte d’écrire.

Il faut des deux, tout du long.

L’apprentissage et la pratique.

17 – Aidez-vous de la technologie :

Nous avons à notre époque une multitude d’outils numériques pour nous aider à écrire un livre.

Je ne parle pas forcément de ChatGPT.

(Pour tout vous dire, je n’ai pas encore d’avis sur l’utilisation de l’IA dans l’écriture. C’est trop neuf et je ne m’en rends pas encore bien compte de tout ce que ça représente.)

Vous avez des correcteurs d’orthographe qui, s’ils ne doivent pas remplacer une relecture minutieuse, vous feront gagner un temps fou.

Vous avez des applications pour améliorer votre concentration.

Et des logiciels pour organiser votre roman.

Facilitez-vous la vie : utilisez-les.

Vous pouvez d’ailleurs retrouver les meilleurs logiciels et applications pour l’écriture dans cet article.

18 – Structurez votre roman :

Quand on veut écrire un livre, on a tendance à foncer pour coucher sur le papier un maximum de mots, le plus vite possible.

En soi, ce n’est pas une mauvaise chose :

Pour écrire un livre, il faut commencer à écrire…

Et vous n’imaginez pas le nombre de personnes qui n’atteignent même pas cette première étape.

Alors, bien sûr, écrivez dès le début.

Mais rapidement, en plus de vos séances d’écriture, consacrez du temps à la structure de votre livre.

À minima, faites un plan détaillé de tout votre roman.

Peut-être qu’à ce moment-là, vous vous verrez obligés de modifier, voire de supprimer certains des premiers passages que vous avez écrits.

C’est frustrant.

Mais vous savez ce qui l’est encore plus ?

Ecrire 300 pages avant de réaliser qu’il y a un problème.

Réécrire tous ses chapitres parce qu’on n’a pas eu la présence d’esprit de prévoir à l’avance ce qui allait se dérouler dans l’histoire…

Ni comment.

Pour éviter ça, avant d’écrire un livre entier, commencez par le structurer.

Construisez une avancée logique.

19 – Ecrire un livre au calme :

Vous avez des journées extrêmement remplies et vous les avez fouillées minutieusement à la recherche d’une période à consacrer à l’écriture ?

Et le seul moment que vous ayez trouvé est un trajet de 45 minutes dans un train où des lycéens rient à gorge déployée et où les gens parlent trop fort au téléphone ?

Dans ce cas-là, gardez ce créneau.

Bien sûr, c’est loin d’être idéal.

Mais s’il s’agit du seul moment de véritablement libre dans votre journée, il fera l’affaire.

Ce sera simplement plus dur et moins agréable.

Par contre, si vous avez un peu plus de liberté dans votre quotidien, je vous invite à trouver le moment et l’endroit le plus calme pour écrire votre livre.

Il peut s’agir de votre bureau pendant la pause déj’ comme de votre salon avant que toute la maison de ne se lève.

Un coin de votre chambre, votre jardin ou même votre cuisine.

L’idée, c’est d’avoir le moins de distractions possibles.

Et si vous en avez la possibilité, essayez d’écrire un maximum au même endroit.

Ce n’est pas indispensable, mais ça permet à votre cerveau de mieux comprendre quand il doit se mettre en mode « écrire un livre » :

Dès que vous vous asseyez dans votre lieu d’écriture.

20 – Ecrire un livre c’est accepter la critique :

Accepter la critique, ça ne signifie pas céder au jugement ou appliquer chaque pseudo-conseil que n’importe qui nous livre.

Tout ce que ça veut dire, c’est que vous devez vous mettre en tête qu’il y aura des critiques.

Et que, peu importe la qualité de vos écrits, certaines seront négatives.

Voire très négatives.

C’est inévitable.

Mais ces critiques ne vous définissent pas en tant qu’écrivain.

Simplement, quoi que vous écriviez, ça ne plaira pas à certains.

Du coup, si la critique est négative sans aucun argument clair et détaillé, oubliez-la.

Elle ne vaut strictement rien.

Si elle est négative et argumentée, demandez-vous si l’élément ciblé par la critique est un élément qui vous tient à cœur.

Si non, alors oubliez-la.

Si oui, tenez en compte pour vous améliorer.

Si la critique est positive ?

Profitez de ce booste de confiance en vous.

De manière générale, dites-vous bien qu’une critique ne va pas changer votre vie.

Le monde continue de tourner, votre quotidien reste le même.

Par contre, si vous vous laissez affecter par les critiques, là elles ont un impact.

Parce que si elle vous pousse à abandonner, si à cause d’elles écrire un livre devient un rêve inatteignable à vos yeux, alors vous êtes en train de laisser ces critiques définir votre vie.

21 – Ecrire un super livre grâce à un adversaire génial :

Un adversaire n’a pas à être méchant.

Il peut être moralement mauvais, mais c’est très loin d’être une obligation.

Ce qui fait qu’un adversaire est bon et donc qu’il participe à améliorer la qualité du roman, ce sont deux choses :

1. La qualité du personnage (en dehors de sa fonction d’adversaire).

2. Sa relation avec le protagoniste.

Un adversaire a des raisons de s’opposer au protagoniste.

Et ces raisons, ce n’est pas juste que vous avez besoin de cette opposition dans votre roman.

L’adversaire, tout comme le protagoniste, est un personnage qui a un but à atteindre.

Pour atteindre son but, il entreprend des actions.

Et ces actions s’opposent à celles du protagoniste.

Le but de l’adversaire et les raisons qui le poussent à vouloir l’atteindre sont importants.

Car plus l’adversaire est crédible, plus le conflit sera fort, et plus le conflit est fort, plus le récit est palpitant.

L’autre élément important de l’adversaire, c’est l’effet qu’il a sur le protagoniste.

Pour écrire un livre qui ravisse ses lecteurs, il faut bien construire l’opposition entre ces deux personnages.

Et pour ça, il faut non seulement que les objectifs du protagoniste et de son adversaire s’opposent en permanence (ce qui permet d’avoir constamment du conflit)…

Mais il faut également que les actions de l’adversaire appuient sur la faiblesse du protagoniste.

Comme ça, les actions qu’entreprend le protagoniste ne sont plus juste difficiles.

Elles sont difficiles pour lui, avec sa personnalité, ses défauts.

On obtient une histoire plus tendue et des personnages transmettant plus d’émotions.

22 – Ne soyez pas gourmand :

Voir les choses en grand, c’est bien.

Mais ce n’est absolument pas nécessaire.

Si vous débutez ou que vous apprenez encore… Ne vous embêtez pas à créer des centaines de personnages, quelques-uns suffiront.

De la même manière, votre roman n’a pas besoin de faire 800 pages, un petit 300 peut largement faire l’affaire.

Pas besoin non plus de se prendre la tête avec une structure hyper complexe.

Qu’on se comprenne bien, je ne vous dis pas qu’il ne faut surtout pas écrire 800 pages ou créer plein de personnages, je vous dis juste que c’est loin d’être obligatoire.

Parce que la qualité d’un roman n’est pas proportionnelle au nombre de pages ou de personnages.

Une histoire racontée de manière linéaire mais efficace sera bien plus intéressante qu’un récit complexe mais brouillon.

Vous voulez écrire un livre ? Ok, ne vous interdisez rien !

Mais veillez à ne pas être trop gourmand.

23 – Ecrire un livre en connaissant son sujet :

Certains écrivains de SF s’appuient sur les connaissances scientifiques qu’ils ont acquises via leur doctorat pour concevoir les futurs les plus vraisemblables possibles.

Des historiens écrivent des romans inventés de toutes pièces mais construisent leur intrigue en distillant certains passages de l’Histoire qu’ils connaissent sur le bout des doigts.

Alors non vous n’avez pas besoin d’un doctorat, d’être historien ou inspecteur de police pour écrire un livre.

Pas besoin d’aller dans ces extrêmes.

Mais renseignez-vous, documentez-vous, sur les différents aspects qu’abordent votre roman.

Plus vous en saurez, plus vous pourrez apportés de détails significatifs qui apportent du réalisme à votre histoire.

Mais ce n’est pas tout :

Plus vous savez de choses sur votre sujet, plus vous donnez de matière à votre imagination, et donc plus facilement vous trouvez de bonnes idées.

24 – Bien choisir son narrateur :

Il existe différents types de narrateur.

Certains peuvent vous attirer plus que d’autres parce que vous trouvez ça vraiment incroyable lorsque vous lisez des romans qui les utilisent.

Sur ce point-là, ne vous fiez pas à ce que vous ressentez en lisant…

Mais plutôt en écrivant.

Si vous êtes plus à l’aise avec un certain type de narrateur, utilisez-le.

Vous aurez tout le temps d’en expérimenter d’autres plus tard.

Pour le moment, vous voulez écrire un roman en entier.

Et qu’il soit qualitatif.

Lorsque vous y serez parvenu, vous pourrez utiliser l’expérience acquise pour tenter d’autres choses.

25 – Utilisez le mystère :

Le mystère est l’une des armes les plus puissantes du roman.

On peut captiver un lecteur pendant des centaines de pages juste parce qu’il veut qu’un mystère soit résolu.

Bien sûr, il faut faire attention à ce que la révélation ne soit pas une déception.

Si vous utilisez un tour de passe-passe pour justifier votre mystère, vous allez faire des déçus.

Mais même sans intégrer un énorme mystère au sein de votre intrigue, vous pouvez user de son pouvoir par petites touches bien réparties.

Comment ?

En distillant plein de mini-mystères tout au long du récit (qui obtiendront donc des explications satisfaisantes) qui n’ont pas un intérêt majeur pour l’histoire globale de votre roman mais titillent toutefois la curiosité des lecteurs.

Essayez d’en placer au moins un assez vite dans votre roman.

C’est très pratique car en début d’histoire on a beaucoup d’éléments à apporter aux lecteurs, ce qui peut parfois créer un certain ennui.

Si vous jouez déjà sur le mystère à ce moment, la pilule passe mieux.

26 – Devenir acteur pour écrire un livre :

Oui, comme un acteur, vous allez rentrer dans la peau d’un personnage.

Ou, plus exactement, dans la peau de tous vos personnages.

Les « gentils », les « méchants », les hyper importants ou les secondaires.

Pourquoi ?

Pour une question de réalisme, et donc d’immersion.

Pour une question de cohérence, aussi.

Parce que se mettre dans la peau d protagoniste, c’est facile.

C’est même souvent naturel.

Mais pour qu’une histoire soit crédible, il ne faut pas juste que le protagoniste le soit.

Il faut que tous ceux avec qui il interagit le soient également.

Alors à chaque fois qu’un personnage entreprend une action ou a une réaction, mettez-vous dans sa peau et demandez-vous ce que vous feriez dans cette situation, si vous étiez lui.

Bien des fois, la réponse ne correspondra pas à ce que vous attendez, vous écrivain, pour faire avancer votre récit.

Ce n’est pas grave.

Ce qui compte, c’est que votre histoire soit cohérente, réaliste, qualitative.

En vous creusant la tête, vous trouverez un moyen de faire avancer votre roman, même si c’est par un chemin plus décousu.

27 – Posez-vous des questions :

C’est le genre de techniques tellement simple et basique… Qu’on a tendance à ne pas l’appliquer.

Et pourtant, c’est super important.

Plus on se pose de questions, plus des pistes nous viennent.

Certaines seront inutiles.

À jeter.

Mais d’autres deviendront des éléments centraux de votre récit.

Cette technique marche aussi beaucoup lorsque vous avez un blocage.

J’ai besoin que mon personnage refuse les avances de celle qu’il aime ?

Comment justifier une telle réaction ?

Peut-être que cette femme est déjà mariée et que ça empêche notre personnage de dire oui.

Mais ça ne colle pas avec le personnage qui se fiche de briser un couple.

Alors peut-être que le mari est super musclé, ce qui fait peur à notre personnage ?

Oui, mais non, il considère que les tas de muscles n’ont pas de cervelles et se croit plus intelligent.

Il n’a pas peur d’eux.

Alors peut-être que le mari est son patron ?

Il a peur que céder aux avances lui fasse perdre son job ?

Oui, c’est pas mal.

Et on peut imaginer qu’il finisse par craquer et se retrouve au travail dans des situations gênantes à cause de l’ambiguïté de sa situation…

Voilà.

On se pose des questions, on élimine les mauvaises pistes, on garde les bonnes, et on progresse.

28 – Les révélations mystérieuses :

Remplir le milieu de son roman, c’est parfois difficile.

Par remplir j’entends avoir du contenu, et que ce contenu soi intéressant.

Palpitant.

Qu’il pousse les lecteurs à lire.

Encore et encore.

Pour atteindre ce résultat, je vous conseille une technique : les révélations mystérieuses.

Le principe ?

Vous faites des révélations.

Ce qui, déjà en soi, donne un coup de boost à votre récit.

Mais en plus de ça, chaque révélation ouvre la porte à de nouvelles interrogations, de nouveaux mystères.

Auxquelles ont fini par apporter une révélation… Et ainsi de suite.

Pour emboîter ainsi des mystères, rien de plus simple :

Il faut découper un gros mystère.

Par exemple, Georges a disparu.

Que lui est-il arrivé ?

On apprend qu’il s’est fait tuer.

Mais par qui ?

On découvre qu’il s’agit forcément d’un membre de sa famille.

Mais lequel ?

Un de ses enfants.

Encore une fois, lequel ?

Le plus jeune.

Mais pourquoi ?

Chaque avancée du mystère maintient les lecteurs en haleine.

Ici, j’ai pris l’exemple d’un polar, mais le mystère n’est pas exclusif à ce genre.

Vous pouvez (et devriez sûrement) l’utiliser peu importe le genre si vous voulez écrire un livre.

29 – Oubliez les conseils d’écriture pendant que vous écrivez :

Lorsqu’il s’agit d’écrire un livre, il est crucial de se libérer des conseils d’écriture pendant le processus créatif.

Avant de commencer ou après avoir terminé, vous pouvez passer en revue ces conseils pour affiner votre texte…

Mais pendant que vous écrivez, concentrez-vous uniquement sur la mise en mots de vos idées.

Chercher à appliquer chaque règle d’écriture à chaque phrase peut freiner votre flux créatif.

 Vous empêcher de laisser votre imagination s’exprimer pleinement.

Laissez-vous aller.

Ecrivez d’abord, corrigez ensuite.

L’idée est de séparer le processus créatif du processus de révision pour maximiser votre productivité et votre créativité.

30 – N’utilisez un style original que si c’est justifié :

L’originalité est une qualité précieuse dans l’écriture.

Mais elle doit être utilisée judicieusement.

Adopter un style unique n’est bénéfique que s’il sert réellement votre récit…

Et résonne avec vos lecteurs.

Si votre style original devient une distraction, vous risquez de perdre vos lecteurs.

La clarté et la cohérence doivent toujours primer.

Pensez à votre lecteur : un style original doit améliorer l’expérience de lecture, pas la compliquer.

31 – Evitez le surmenage :

Écrire un livre est un marathon, pas un sprint.

Plutôt que de vous fixer des objectifs ambitieux et de risquer le surmenage, il vaut mieux établir une routine d’écriture durable.

Par exemple, écrire 20 minutes par jour de manière régulière est souvent plus efficace que de viser une heure et de s’épuiser en une semaine.

La clé est la régularité.

En créant une habitude d’écriture, vous avancerez progressivement mais sûrement vers l’achèvement de votre livre.

La régularité non seulement vous aide à progresser de manière constante, mais elle permet aussi de maintenir votre esprit constamment en mode créatif.

Ce qui rend chaque séance d’écriture plus fluide et productive.

Pensez à l’écriture comme à un muscle : mieux vaut des exercices réguliers et modérés que des sessions intensives suivies de longues périodes d’inactivité.

Et quand on maîtrise, rien n’empêche ensuite d’augmenter la durée…

Ces techniques d’écriture, combinées à celles que vous avez déjà intégrées dans votre routine, vous aideront à écrire un livre de manière plus fluide et cohérente.

Rappelez-vous, chaque écrivain a son propre chemin, et l’essentiel est de trouver ce qui fonctionne le mieux pour vous.

Bonne écriture !

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devenir écrivain

Si vous êtes ici, c’est que vous avez pour ambition de devenir écrivain.

Et bien qu’un tel projet soit excitant et extrêmement enrichissant, il reste difficile de le faire aboutir.

Notamment parce qu’en se lançant sans être vraiment prêt, on prend le risque de se vautrer dans les pires pièges possibles.

Je sais de quoi je parle, j’ai moi-même commis bon nombre de ces erreurs à mes débuts.

Eviter ces erreurs, c’est gagner un temps considérable et esquiver tout un tas de problème dont on se passerait bien.

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caractériser vos personnages

Ecrire une fiche personnage bourrée de détails, c’est inutile…

Du moins, c’est inutile si derrière vous ne transmettez pas ces détails à vos lecteurs.

Et transmettre, caractériser, ce n’est pas écrire un paragraphe qui vomit toutes ces infos.

C’est plus subtil que ça.

L’idée, c’est de faire comprendre les détails qui façonnent vos personnages, pas de les écrire noir sur blanc.

Et ça, ça demande du travaille et de la créativité.

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