titre de roman

Vous voulez être lu et que vos écrits soient appréciés ? Trouver un bon titre de roman est indispensable !

Bien sûr, un bon titre n’est pas suffisant pour déclencher un réel engouement chez vos lecteurs. Mais il s’agit de la toute première étape. Celle où vous « présentez » votre histoire. Et où vous tentez de convaincre de futurs lecteurs. Vous devez donc assurer !

D’un autre côté, si vous faites éditer votre travail par une maison d’édition… Vous n’aurez pas forcément le choix du titre. Mais :

  • Si le titre que vous trouvez est suffisamment bon, il peut évidemment être accepté par l’éditeur.
  • Trouver un bon titre de roman peut aussi permettre aux maisons d’édition de mieux comprendre votre ouvrage.
  • Si vous vous dirigez vers l’autoédition, il vous faudra trouver un titre de roman vous-même.

Le titre est ce qui donne envie d’en savoir plus. D’explorer les pages qui le suivent. Bâclez-le et beaucoup de lecteurs potentiels ne liront même pas la quatrième de couverture.

Bref, pour certains le titre coule de source, pour d’autres… C’est comme résoudre un rubik’s cube à 16 faces !

Alors voici 13 conseils pour vous aider à trouver un bon titre de roman.

1 – Tenez compte du genre :

Observez les titres de romans du même genre littéraire que le vôtre. Puis notez les thèmes et le champ lexical récurrents.

Vous n’allez pas les copier mais vous en inspirer pour trouver un titre à la fois original et cohérent avec le genre de votre récit.

L’idée est d’attirer l’œil de votre public cible. Pas de ceux qui ne sont pas intéressés par votre histoire. Donc vous n’appellerez pas une romance entre ados « Génocide en famille » car les seuls qui s’intéresseront à ce genre de titre ne seront pas intéressés par l’histoire qu’elle contient.

Et surtout : Veillez à vous inspirer d’un grand nombre d’ouvrages différents afin de ne pas vous retrouver avec un titre de roman ressemblant fort étrangement à un livre déjà existant.

Quelques exemples de titres indiquant clairement le genre du récit :

  • Juste une ombre, de Karine Giébel : place immédiatement une ambiance de thriller.
  • Le problème à trois corps, de Liu Cixin : fait référence à un concept scientifique et nous fait donc comprendre qu’il s’agit de science-fiction.
  • Le sorceleur, d’Andrzej Sapkowski : utilise la ressemblance avec le mot « sorcier » pour introduire un univers imaginaire, tout en nous faisant nous demander ce qu’est un sorceleur.

2 – Créez un titre de roman percutant :

Un titre de roman percutant va droit au but. Il contient des mots puissants. Et il est court.

L’intérêt d’un tel titre, c’est qu’il est lu rapidement. Donc son message est vite transmis aux lecteurs : S’il est suffisamment intéressant, les lecteurs ne passeront pas à côté.

Les mots puissants permettent de « frapper » les lecteurs émotionnellement ou intellectuellement. Ils donnent tout simplement envie d’en savoir plus ou bien de vivre l’aventure promise par ces mots.

Pour écrire un titre de roman percutant, il y a logiquement deux erreurs à éviter :

  1. Choisir des mots trop banals (ex : La chaise rouge. Bof, ça ne provoque ni émotion, ni interrogation).
  2. Ecrire un titre de roman trop long (ex : L’aigle vert qui mangeait des cornichons une fois par jour. Ce titre peut potentiellement stimuler intellectuellement les lecteurs, mais il est tellement long qu’il risque de ne pas être lu en entier).

Petite précision : Certains titres parviennent à se démarquer malgré leur longueur et leur choix de mots farfelus. Mais ce genre d’exemple est souvent rattaché au style particulier d’un auteur qui, étant déjà connu, joue sur sa notoriété pour ré-attirer ses lecteurs. Ce n’est donc pas la meilleure stratégie à adopter pour un premier roman.

Voici des exemples de titres de romans percutants :

  • L’anomalie, d’Hervé Le Tellier. C’est court, donc rapide à lire. Et le terme « anomalie » est intriguant en soi : Quelle est donc cette anomalie ?
  • L’étranger, d’Albert Camus. Toujours aussi court. Et sur le même principe, on se demande qui est cet « étranger ». Donc une stimulation intellectuelle.
  • Cris, de Laurent Gaudé. Seulement quatre lettres. Et de l’émotion. Parce qu’un cri est directement relié aux ressentis. Que ce soit un cri de joie, de peur ou de douleur.

3 – Evitez les noms propres inconnus :

Lorsque vous réfléchissez au titre de votre roman, vous pouvez être tenté de le nommer comme votre personnage principal. Mais, à moins que ce personnage soit déjà connu (Sherlock Holmes, Jules César, Odin), ce n’est pas une bonne idée.

Parce que le but d’un titre est de donner un petit avant-goût de votre histoire AVANT que vos lecteurs ne la lise. Et donner le nom du protagoniste ne leur apprend rien… Puisqu’ils ne le connaissent pas encore.

Note : Oui, Harry Potter a été un énorme succès et… Cette saga a pour titre le nom de son protagoniste. Mais un titre ne fait que « présenter » un livre. En l’occurrence Harry Potter a été lu par des millions de gens qui savaient déjà de quoi parlait ce livre parce que le récit était suffisamment passionnant. Et il ne faut pas oublier qu’un « sous-titre » existe pour chaque roman de la saga : « Harry Potter et la pierre philosophale », pour le tome 1 version anglaise ; ce qui aide à comprendre le sujet du roman.

On peut trouver d’autres contre-exemples comme :

  • Alice au Pays des Merveilles, de Lewis Caroll. Qui se place directement dans le registre des littératures de l’imaginaire.
  • Eragon, de Christopher Paolini. Le nom fait tout de suite penser à de la fantasy. Et, étant donné qu’il n’y a qu’une lettre d’écart avec « dragon », nous comprenons très vite de quoi va parler cet ouvrage.

Si vous décidez de nommer votre roman d’après le nom du protagoniste parce que vous considérez qu’il est connu, faites attention !

Un personnage historique, réel, n’est pas forcément connu de tous. Et surtout, il n’est pas nécessairement connu de votre lectorat.

Alors veillez à ce que ce nom fasse jaillir des idées correspondant à votre récit.

4 – Gardez un ton cohérent :

Faites en sorte que votre titre de roman soit raccord avec votre récit.

Ce conseil se rattache beaucoup à celui consacré au genre de l’histoire. Mais il va plus loin car pour un même genre, deux livres peuvent avoir un ton complètement différent. La chasse, de Bernard Minier et Poulets Grillés, de Sophie Hénaff sont des récits policier mais ils ont un ton complètement différent. Et cela se ressent dans leur titre.

Si votre titre est drôle et votre récit très terre à terre, les lecteurs attirés par votre livre de premier abord ne le trouverons pas à leur goût.

À l’inverse, les lecteurs attirés par une histoire sombre n’ouvriront même pas un ouvrage portant un titre comique.

5 – Intriguez vos lecteurs :

Un titre de roman qui intrigue place une question dans la tête des lecteurs.

Pour atteindre un tel résultat, il faut mentionner dans le titre un aspect de l’histoire nécessitant une explication supplémentaire pour être totalement compris. Ainsi, les lecteurs veulent cette explication qu’ils vont chercher sur la quatrième de couverture.

C’est là que réside tout l’intérêt de cette technique : faire passer les lecteurs du titre au résumé… Ce qui les rapproche de la lecture du roman.

Mais il y a des erreurs à ne pas commettre avec cette approche.

Notamment: il ne faut pas intriguer les lecteurs sur un élément non-important de l’histoire. Cela équivaut à faire une promesse que vous ne tenez pas. Par exemple, un titre comme « L’homme bleu » doit tourner autour de cet homme et du fait qu’il soit bleu.

Et ce, même si le titre est à caractère métaphorique et que l’homme bleu représente en fait l’uniforme d’un policier. Dans ce cas, l’histoire tournera autour de la fonction de policier. Mais quoi que ces mots signifient, ils doivent avoir une importance dans le récit.

Une autre erreur qu’il faut éviter… C’est de ne pas donner plus d’infos sur le titre dans le résumé. Vous n’êtes bien sûr pas obligé de tout révéler, mais au moins d’y faire référence et de relancer le questionnement pour que les lecteurs aient à nouveau envie d’en savoir plus.

Voici des exemples de titres intrigants.

La Horde du Contrevent, d’Alain Damasio.

Qu’est-ce que la Horde du contrevent ? Qu’est-ce que le contrevent ? Des questions jaillissent immédiatement… Et nous trouvons plus d’infos dans le résumé… Qui donne envie d’ouvrir le roman.

La vérité sur l’affaire Harry Quebert, de Joël Dicker.

Mais quelle est donc cette vérité ? Qui est Harry Quebert ? Et quelle est cette affaire ? Nous n’apprenons peut-être pas la vérité dans le résumé, mais nous découvrons qui est Harry et quelle affaire le concerne.

6 – Soyez précis :

Utilisez des mots clairs. Ceux qui désignent exactement ce à quoi vous pensez.

Demandez-vous si un mot ne pourrait pas en remplacer deux dans votre titre actuel. Ou si un mot pourrait être plus parlant qu’un autre, et donc améliorer la compréhension des lecteurs.

Utiliser des termes précis permet de rendre celui-ci plus lisible et plus attractif.

Ainsi : « La recherche d’Ewilan » serait un titre de roman bien moins efficace que ne l’est « la quête d’Ewilan ». Car le mot « quête » a une signification plus profonde. Nous sentons qu’il y a une aventure. Le mot « recherche » serait beaucoup trop imprécis pour un tel roman.

Observez ce titre : Les lames du cardinal.

Le terme « cardinal » est précis. Ce n’est pas « prêtre » ou « homme d’état », mais « cardinal » car c’est le rang exact du personnage.

Le mot « lames » est aussi très important car il nous indique que ce sont des combattants du cardinal mais aussi leur fonction. Ce ne sont pas des gardes dont le rôle est de protéger. Ce ne sont pas de vulgaires soldats bons pour le champ de bataille.

Mais il s’agit de « lames ». D’épées. Leur rôle est d’éliminer. D’agir. D’aller à l’avant des problèmes. Bref, ce sont des combattants de l’ombre.

7 – Ne spoilez pas dans le titre de votre roman :

Evitez toutes sortes de référence à l’issue de votre roman.

Précision : Un titre de roman peut révéler la fin si cela est voulu et concorde avec votre récit. Par exemple, si vous décidez de ne pas jouer sur « comment va se terminer l’histoire », mais plutôt sur « comment va-t-elle se dérouler ».

Si vous n’êtes pas dans ce genre de cas : ne gâchez pas la fin de votre roman ; ne la spoilez pas dans le titre.

Mais, mais, mais, mais…

En fait, vous pouvez placer un spoiler dans votre titre. Simplement, vous devez être certain que vos lecteurs ne comprendront que c’est un spoiler qu’une fois le livre terminé. Il s’agira donc plutôt d’une amorce narrative joliment dissimulée dans le titre.

Je vais vous donner un très bon exemple (mais attention, pour le coup, je vais vous spoiler) !

La série Mr. Robot suit un génie de l’informatique (justicier à sa façon la nuit) : Eliott.

Il est clairement au centre du récit. Pourtant, la série porte le nom d’un mec qui le recrute pour intégrer une équipe de hackers. C’est étrange. C’est comme si la saga Harry Potter ne portait pas le nom du protagoniste mais… De son meilleur ami, Ron Weasley.

Cette étrangeté nous fait tiquer. Nous questionner.

Et ce n’est que vers la fin de la première saison que nous comprenons pourquoi la série s’appelle ainsi (attention, le spoiler arrive) :

Parce que Mr. Robot est en réalité la seconde personnalité d’Eliott. Et la série parle de son combat intérieur entre ses deux personnalités.

Ce twist modifie notre vision de l’histoire… Malgré que l’auteur nous ait mis la puce à l’oreille dès le titre. Ce qui renforce l’impact de la révélation.

8 – Ne copiez pas un titre de roman :

Tout simplement : ne choisissez pas un titre qui existe déjà. Donc si vous vous êtes décidé, allez tout de même vérifier sur Google et Amazon qu’aucun livre ne porte le même nom. Tapez « Livre + [titre de votre livre] » et vous devriez vite savoir si le titre est déjà pris !

Evitez aussi des titres trop semblables (même si la ressemblance est un pur hasard) à celui d’un ouvrage connu/best-seller. Car si des gens recherchent à l’avenir votre roman, ils risquent de tomber sur le best-seller plutôt que sur votre ouvrage.

9 – Jouez avec votre thème central :

Si vous avez du mal à trouver les mots sonnant juste avec votre histoire, vous pouvez utiliser cette méthode :

  1. Identifiez le thème central de votre récit. Ce peut être la vengeance, le partage, l’éducation ou bien d’autres choses. Si vous n’êtes qu’au début de votre récit, vous pouvez avoir du mal à déterminer ce thème. Dans ce cas, réessayez à la fin du premier jet.
  2. Dressez une liste de tous les termes liés à votre thème vous venant à l’esprit. Notez-les vraiment tous. Même s’ils paraissent inutiles, ils peuvent stimuler votre imagination et faire jaillir d’autres mots qui, eux, seront utiles !
  3. Assemblez ces mots. Jouez avec. Vous pourrez tomber sur une combinaison vous plaisant particulièrement.

Cette méthode est pratique car elle permet de stimuler sa créativité tout en ne s’éparpillant pas car on ne sélectionne que les mots liés au récit. Alors n’hésitez pas : appliquez-la !

10 – Surveillez les promesses de votre titre de roman :

Lorsque vous avez choisi votre titre, observez-le. Et demandez-vous ce qu’un lecteur pourrait attendre du livre après avoir lu ce titre.

Les promesses que vous faites dans le titre de votre roman doivent être tenues dans le récit, sinon vous risquez de décevoir alors même que votre histoire est bien écrite.

Evitez donc de survendre un aspect de votre roman. Par exemple en vantant les qualités de détective de votre protagoniste (ce qui fait penser à un Sherlock) alors que votre personnage galère plus qu’autre chose à résoudre ses enquêtes.

Par exemple, dans L’Assassin Royal, de Robin Hobb, on ne suit pas juste un assassin lambda dans un univers médiéval. Le terme « royal » n’est pas un simple moyen de faire comprendre que, dans cet univers, il y a des rois. Cela décrit réellement ce dont parle l’histoire : un assassin de sang royal et au service de la royauté.

11 – Visualisez votre but :

Certaines histoires ont un principe directeur particulièrement puissant et important pour l’expérience du lecteur.

Pour rappel, le principe directeur est votre stratégie en tant qu’auteur. Il ne s’agit pas du thème, donc d’un sujet que vous voulez exprimer au travers des actions des personnages, mais bien de la manière dont vous allez diriger votre récit.

Quel rapport avec le titre d’un roman ?

Vous pouvez nommer votre roman d’après votre principe directeur si celui-ci est suffisamment important dans votre récit. Cela renforce l’impact du principe directeur si celui-ci n’est assimilé par le lecteur qu’à la fin de l’histoire.

L’exemple le plus parlant de titre tiré du principe directeur vient d’un film : Inception.

En deux lignes, pour ceux qui ne l’auraient pas vu : Le principe de l’inception est d’instiller une idée dans la tête de quelqu’un. L’objectif dramatique du protagoniste dans ce film est de réussir une inception sur une certaine personne.

Mais ce qui nous intéresse ici, ce sont les dernières images du film. À l’aide d’une minutieuse préparation tout au long du film, le réalisateur instille une idée dans la tête de ses spectateurs à la dernière seconde (littéralement).

C’est là que l’on comprend son principe directeur : « inceptionner » les spectateurs.

Donc : Les personnages tentent de faire une inception… Alors que le film est en lui-même une inception.

Et le titre est Inception. La boucle est bouclée.

12 – Appel à un ami :

Le meilleur moyen de savoir si un titre de roman fonctionne. Donc de savoir s’il :

  • Intrigue les lecteurs.
  • Informe judicieusement du genre du récit.
  • Capte l’attention.
  • Est cohérent avec le roman…

…C’est de le tester.

Tout simplement.

Alors parlez de votre titre aux gens. Ceux qui savent déjà à peu près de quoi parle votre histoire. Ceux qui le devinent parce qu’ils vous connaissent. Et ceux qui ignorent tout de votre roman.

Demandez-leur ce que leur évoque votre titre. Quelles idées jaillissent dans leur tête à sa lecture. S’ils ont envie d’en savoir plus ou s’ils ne sont pas accrochés.

Puis faites leur lire la quatrième de couverture et récoltez encore leur avis. Le résumé est-il en adéquation avec le titre ? Ressentent-ils le besoin de découvrir l’histoire leur étant présentée en ouvrant le roman ?

Ne négligez pas l’avis des autres. Après tout, ce n’est pas vous qui êtes destiné à lire votre roman. Mais bien des personnes n’y connaissant rien avant d’ouvrir la première page. Alors mettez-vous à leur place en écoutant ce qu’ils pensent du titre de votre roman.

13 – Ne vous prenez pas la tête :

Le titre de votre roman ne doit pas être le centre de vos préoccupations.

Comme nous l’avons vu, le titre permet d’accrocher les lecteurs. De leur donner envie de lire votre histoire. Donc si votre histoire est magnifique mais que votre titre est ennuyeux à mourir… Il est probable que beaucoup passent à côté de votre récit. Donc, oui, le titre de roman est important, mais il ne fait pas tout. Si votre histoire est réellement exceptionnelle, elle fera parler. Elle sera bien notée. Voire, elle sera mise en avant dans les librairies.

Et dans ce cas, elle pourra s’épanouir malgré un titre bof. Elle aura juste un peu moins de succès qu’avec un titre accrocheur !

Pour terminer, je vous invite fortement à appliquer les conseils que vous venez de lire en veillant à les adapter à votre ouvrage. Mais n’appliquez pas les 13. Choisissez ceux qui vous conviennent le mieux et élaborez le meilleur titre qui soit pour accrocher vos lecteurs.

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